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Le chef de sous division urbaine de l’enseignement primaire, secondaire et technique ai de Bukavu I, Amani Mirhuho Landry, met en garde tous les enseignants de l’institut d’Ibanda sur la perception des frais illégaux.

Il l’a fait savoir dans une correspondance du 8 juillet adressée au personnel enseignant de ladite institution. Dans cette correspondance, il regrette le fait que les enseignants percevraient de frais de plus que ceux prévus dans l’arrêté du gouverneur.

Le chef de sous division ai les rappelle que la décision de ne pas percevoir autres frais en dehors de l’arrêté du gouverneur reste d’application. Il leur demande de restituer les frais de surplus déjà perçus sous peine des poursuites judiciaires.

« Que le refus de donner cours aux élèves des 6 èmes années pédagogiques sans raison valable (preuve) cesse, surtout que nous tendons vers la fin de l’année scolaire », écrit-il. « De faire attention sur le désordre occasionné par vous lors des absences et retards irréguliers à l’école », renchérit-il.

Pour rappel, ça fait plusieurs mois que les enseignants de l’athénée d’Ibanda sont entrés en grève pour exiger la perception des frais de surplus que ceux contenus dans l’arrêté du gouverneur du Sud-Kivu, comme le font d’autres écoles.

Suite au refus du préfet de cette institution d’obtempérer à la décision des enseignants, ce dernier a été victime d’une violence de la part de ses enseignants. Jules Bashizi, car c’est de lui qu’il s’agit, avait alors été tabassé dans son bureau le 25 juin.

Plusieurs réunions ont alors été organisées afin de résoudre ce problème au sein de l’athénée d’Ibanda, mais qui n’ont pas apportées des solutions, comme le souligne Amani Mirhuho.

Celui-ci demande alors aux enseignants qui ne sont pas satisfaits avec ce qu’ils gagnent à l’école et chez l’Etat de déposer la craie « en toute honnêteté ». Pour des mesures disciplinaires, il appelle le préfet à lui fournir le rapport des toutes les absences des enseignants.

L’arrêté du gouverneur bafoué par des gestionnaires d’écoles

Le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje Kasi, avait dans son arrêté du 5 novembre 2020 fixé à 120.000 fc (soit 40.000 fc par trimestre), la somme des frais à percevoir dans les institutions publiques de la province.

Cet arrêté souffre d’application car il s’observe dans certaines écoles la perception des frais au-delà de ceux prévus. Une situation décriée par des parents qui se disent victimes d’arnaque de la part de ces gestionnaires.

Le silence de l’autorité provinciale sur cette question pousse certains observateurs à parler de la complicité.

Il est à signaler que la gratuité de l’enseignement de base décrété par le président de la République souffre également d’application.

Il s’observe dans certaines écoles, le retour de la prise en charge des enseignants par les parents. Chaque directeur fixant les frais à payer selon sa volonté aux grandes dames des parents qui ne savent plus à quel saint  se vouer.

Thomas Uzima

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