À Shabunda, le talent n’attend pas le nombre des années, mais il cherche désespérément un terrain. Ici, les futures étoiles du football congolais ne dribblent pas sur du gazon, mais entre les souches d’arbres et les nids-de-poule d’une terre battue improvisée. Quand le sifflet retentit, ce n’est pas seulement le match qui commence, c’est un combat contre l’oubli.
Nous sommes les oubliés du sport. » Ce cri de cœur, poussé par Mutoka Ndakala Maurice un jeune sportif du milieu, résonne comme un écho douloureux à travers tout le territoire de Shabunda. Privée de stades, de gymnases et de cadres d’épanouissement, toute une génération voit ses rêves de compétition se briser contre le mur de l’indifférence administrative.

Dans une région qui cherche à panser ses plaies, le sport est bien plus qu’un loisir : c’est un rempart contre l’oisiveté et l’errance. Pourtant, à Shabunda, ce rempart s’effondre. Faute d’infrastructures, la jeunesse se retrouve à la croisée des chemins, là où le ballon laisse trop souvent place au désœuvrement.
Zéro stade homologué. Zéro centre de formation. À Shabunda, le sport se pratique dans la poussière et l’improvisation. Malgré les promesses de réhabilitation, le territoire reste un désert infrastructurel où la passion de la jeunesse est la seule chose qui tienne encore debout.
Devant ce constat alarmant, Mutoka Ndakala Maurice interpelle les élus nationaux et provinciaux, ainsi que les notables de Shabunda. Il les exhorte à s’impliquer, ne serait-ce que par des actions ciblées, dans la réhabilitation des infrastructures sportives afin de permettre à la jeunesse de ce vaste territoire du Sud-Kivu de s’épanouir à travers le football.
Il propose par exemple le terrain qui accueille le championnat local de shabunda Centre, le stade Mizinga se trouvant à Kigulube tuko et le Terrain Tata Idoxi/ terrain Nsimbi qui accueille souvent des championnatq Officiels, qui méritent tous un coup de main.
Rédaction
