minerval

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Tony Mwaba, a laissé entendre qu’il était normal que les noms de Kabund et Kabuya figurent sur des items d’examen d’Etat comme question.

Dans un entretien avec un média de Kinsha, le patron de l’EPST indique qu’il s’agissait de la culture générale. Et que les noms des responsables du parti présidentiel faisaient partie de la culture partagée. Celle qui ne figure pas dans les manuelles scolaires.

« Dans la culture générale, il y a la culture savante et la culture partagée. La culture savante est celle qui est enseignée à l’école, celle qui est puisée dans les manuels savants ou des spécialistes. Ceci permet à l’enseignant de faire la transposition didactique », dit-il.

Le ministre indique qu’à côté de celle-ci, il y a la culture partagée. Selon lui, cette culture qui n’est pas enseignée est véhiculée à travers la presse et les chansons. « Elle est puisée dans les milieux socioculturels », fait-il savoir.

Kabund , Kabuya, ministre de l’EPST tous de l’UDPS

Il faut dire que des congolais ont été surpris et choqués de voir les noms des dirigeants de l’UDPS figurer dans le questionnaire de l’examen d’Etat. Une première au pays depuis l’avènement de la démocratie.

Certains n’ont pas d’ailleurs hésité de parler du retour au parti état, faisant allusion au MPR de triste mémoire. Un internaute avait même parlé de « l’imbécilisation » de l’éducation nationale des enfants.

Ils sont encore nombreux à s’étonner de la réponse du ministre qui selon, Athanase Mbilizi, ne répond pas au problème posé. « La question était celle de savoir rôle que joue les deux personnes dans l’histoire du pays »,évoque-t-il. Il signifie que l’examen était adressé aux enfants de la République et non aux combattants de l’UDPS.

Une idée qui rejoint celle de Sylvestre Bazibukage, qui estime qu-il fallait à la place demander le nom de du Docteur Denis Mukwege, par exemple. Et un autre d’évoquer les coins du pays où il n’y a ni radio, ni courant électrique.

« Dans un pays où il y a plus de 400 partis politiques, pourquoi demander seulement les dirigeants du parti au pouvoir ? », se demande Aboubakar Muchukiwa. Et à Richard Nakulera de répondre en évoquant l’appartenance du ministre de l’EPST à l’UDPS.

Thomas Uzima

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *