civile

La société civile noyau communal de Bagira dénonce la recrudescence de l’insécurité dans leur commune, surtout au niveau du tronçon Bwindi-Instiba où il ne se passe plus une semaine sans qu’un cas ne soit signalé.

Elle l’a fait savoir dans sa correspondance du 31 août dernier adressée au Commandant ville de la PNC dont une copie a été réservée et déposée à la rédaction de CONGOLEO. Une correspondance signée par Prince Centwali, vice-président de cette structure citoyenne.

« Nous constatons qu’en l’espace de moins de 4 mois soit de mars à août 2022, nous dénombrons déjà plus 15 victimes. Le cas le plus récent est celui du 29 août 2022 à 21 heures où le journaliste Etienne Mulindwa de la Radio Maendeleo a reçu un appel d’un numéro inconnu lui demandant s’il était encore à son bureau ou s’il était en train de rentrer chez lui », peut-on lire dans cette lettre.

A elle de poursuivre que peu après la victime « s’est vu emprunter une moto malheureusement à bord de laquelle il y avait deux personnes dont un bandit déguisé en motard et un autre déguisé en client ».

D’après  le témoignage d’Etienne Mulindwa, le motocycliste a simulé par trois fois l’absence du carburant dans sa moto. C’est au troisième arrêt, déjà au niveau de l’Instiba, d’après lui, que le bandit déguisé en client l’a étranglé par force avant que le motard ne vienne lui infliger des coups et lui ravir tout ce qu’il avait.

Pour rappel, la journaliste Irène Bifomo de congoleo.net, a été aussi agressée à cet endroit en date du 19 février dernier. Des personnes sur une moto l’avaient enlevé à l’entrée de l’Instiba et l’avait jetée dans un trou après l’avoir tabassé et dépouillé de tous ses biens. C’est vers le lendemain matin qu’elle avait été retrouvée par des passants qui l’avaient transporté à l’hôpital.

Tout en condamnant cette insécurité récurrente, la société civile de Bagira appelle les services de sécurité d’installer un cheik point sur ce tronçon. Et de diligenter une enquête pour ce réseau des criminels soit déniché. « La société civile de Bagira exige qu’il soit interdit la circulation des motards à certaines heures de la soirée. Sans cela nous appellerons la population à se prendre en charge », écrit-elle dans cette lettre.

Marcel Asifiwe K.

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