Le député provincial Justin, membre de l’Union sacrée de la Nation, estime que la sortie médiatique de son collèue Bubasha David autour de la motion de censure initiée contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la province du Sud-Kivu.
Selon lui, la priorité actuelle devrait rester la sécurité, la stabilité des institutions et l’accompagnement de la population affectée par la guerre, plutôt que l’ouverture d’un débat politique susceptible d’accentuer les tensions au sein des institutions provinciales.
Justin rappelle que plusieurs députés provinciaux membres de l’Union sacrée se sont déjà prononcés à travers une déclaration politique officielle réaffirmant leur attachement à la stabilité institutionnelle durant cette période de crise sécuritaire marquée par l’activisme de l’AFC/M23 dans une partie de la province.
Pour cet élu, personne ne remet en cause le droit constitutionnel des députés d’initier une motion de censure. Toutefois, il estime que l’opportunité politique d’une telle démarche reste discutable au regard du contexte actuel.
Il regrette également que certains discours tendent à présenter cette question comme un affrontement entre individus ou entre espaces géographiques, rappelant que le Sud-Kivu ne se limite ni à Uvira, ni à Bukavu, mais concerne l’ensemble des territoires et des communautés de la province.
Le député Justin souligne par ailleurs que les institutions provinciales fonctionnent actuellement dans des conditions exceptionnelles et que toute initiative pouvant fragiliser davantage l’Exécutif provincial risque d’envoyer un mauvais signal à la population déjà confrontée à l’insécurité, aux déplacements massifs et à la crise économique.
Membre du même parti politique que le gouverneur Jean-Jacques Purusi, Justin affirme soutenir les efforts engagés pour maintenir la continuité des institutions provinciales et accompagner la vision du Chef de l’État dans la restauration de l’autorité de l’État au Sud-Kivu.
Il appelle enfin les acteurs politiques à privilégier le dialogue républicain, la cohésion et la responsabilité politique afin d’éviter que les divergences internes ne détournent l’attention des véritables défis auxquels fait face la province.
Rédaction
