La rencontre opposant US Socozaki de butembo au DC Virungade Goma, disputée mercredi 1 avril 2026 à Butembo dans le cadre de la poursuite normale du championnat de Linafoot Ligue 2 (zone Est B), n’est malheureusement pas allée à son terme.
Un incident grave impliquant le corps arbitral a plongé la rencontre dans la confusion et relancé le débat sur la sécurité des officiels dans le football congolais.
Une action litigieuse à l’origine de la tension
Tout semblait pourtant se dérouler normalement sur l’air de jeu. L’US Socozaki de Butembo menait au score par un but à zéro face au DC Virunga de Goma. Mais à la suite d’un corner tiré de la droite vers la gauche par les visiteurs, une tête dangereuse a été envoyée vers la cage de Socozaki.
Le ballon a violemment heurté la barre transversale avant de rebondir sur le terrain. Dans la confusion, l’arbitre central, Kakule Salima, estimant que le ballon avait franchi la ligne, a accordé le but au DC Virunga.
Une décision immédiatement contestée par son assistante, Bienvenue Rehema, positionnée sur la ligne de touche. Selon elle, le ballon n’avait jamais franchi la ligne de but. Les images amateurs filmées par des spectateurs présents au stade semblent d’ailleurs confirmer cette version, montrant que la balle est restée en jeu après avoir touché la barre.
Une arbitre prise pour cible,la divergence entre les deux officiels a rapidement créé une forte tension sur le terrain. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des membres du staff du DC Virunga ainsi que certains joueurs se seraient alors dirigés vers l’arbitre assistante Bienvenue Rehema.
La situation a dégénéré lorsque l’officielle aurait été physiquement agressée. Des coups lui auraient été assénés par plusieurs individus dans un climat de confusion générale, obligeant l’interruption du match vers la 76ème munites d jeu.
Face à cette situation, le match n’a pas pu reprendre et n’a donc jamais connu de fin normale.
Des arbitres souvent exposés!
Cet incident relance la question des conditions dans lesquelles évoluent les arbitres en République démocratique du Congo. Souvent confrontés au manque d’équipements adaptés, à l’insuffisance de dispositifs de sécurité et à la pression des équipes ou du public, les « hommes en noir » travaillent dans un environnement particulièrement difficile.
L’agression d’une arbitre femme soulève également un problème supplémentaire. La province du Nord-Kivu fait partie des rares régions du pays où l’on compte plusieurs arbitres féminines en activité. Leur promotion et leur protection devraient constituer une priorité pour les instances sportives.
Dans ce contexte, beaucoup s’interrogent : une erreur d’appréciation — humaine et possible dans tout sport — peut-elle justifier une agression physique ?
La responsabilité des instances!
Les regards se tournent désormais vers la Fédération Congolaise de Football Association et la Ligue Nationale de Football, appelées à se prononcer sur ce dossier.
Le règlement prévoit des sanctions sévères en cas d’agression contre un officiel : Suspensions des joueurs ou membres du staff impliqués, match perdu par forfait, voire des sanctions disciplinaires plus lourdes pour les clubs responsables.
Une rencontre interrompue pour cause de violence ne peut être homologuée normalement. Les décisions de la commission de discipline seront donc très attendues par les supporters et les observateurs du football congolais.
Un appel au fair-play
Au-delà de ce match, cet incident rappelle l’importance du fair-play et du respect des règles. Les erreurs arbitrales font partie du football et existent dans tous les championnats du monde. Elles ne devraient jamais servir de prétexte à des actes de violence.
Le football reste avant tout une fête populaire, un spectacle sportif qui rassemble familles, supporters et passionnés autour du ballon rond.
La rencontre entre Socozaki et Virunga devait être un moment de sport et de fraternité. Elle restera malheureusement marquée par un épisode regrettable.
Désormais, les amoureux du football attendent que justice soit rendue et que des mesures fortes soient prises afin que de tels incidents ne se reproduisent plus dans les stades de la République Démocratique du Congo.
Rédaction
